Une qualité certifiée, la norme CACHER

Le 23 octobre 2015
Thé en vrac THEODOR, certifié CACHER

Après le billet sur la provenance de nos thés dans les coulisses de notre maison, ce sont les aspects de la confiance et de la qualité que nous souhaitions aborder avec vous, en vous parlant de la Sécurité alimentaire que nous conférons à nos produits.

Cela nous semble essentiel, car il y a plusieurs manières de faire du commerce et pour certains, cela passe par affirmer des choses inexactes, comme prétendre 'fabriquer pour untel ou fournir untel' sans l’écrire, jamais ! mais le dire et surtout le 'laisser-dire'. 

Il en restera toujours quelque chose, les rumeurs courent plus vite que les vérités et qu’importe la crédulité de ce qui y croient, qui les colportent ensuite, (c’est forcément vrai, compte tenu de l’importance de la source que l’on ne peut remettre en question), qu’importe si de cette manière telle maison qui en est à l’origine, en tire une quelconque gloire dans ses résultats commerciaux, mais nous ne partageons pas cette idée du commerce, tout est capitalisé sur le principe de la rumeur, invérifiable, non vérifiée. 

Cela est fait auprès 'd’influenceurs' peu scrupuleux et 'acquis à la cause d’une marque' (journalistes, pseudo-journalistes, blogosphère, revendeurs…) qui à leur tour, friands d’informations et avides de ce qui pourrait faire un buzz, même éphémère et dont la responsabilité de 'répétition' est faible puisque n’engageant pas leurs propres affirmations. 
Bien heureusement, ils ne sont que minoritaires et la plupart des bloggers, journalistes... font preuve d’une grande intégrité dans la vérification des informations qu'ils publient.

Aussi, comme pour beaucoup de petits acteurs, artisans que craignent de plus importantes manufactures, qui ont peur de voir émerger un confrère en concurrent, installées sur leurs acquis et qui par leur puissance de parole, de visibilité, vont profiter de cet avantage pour entretenir des amalgames, défier la confiance naturelle des consommateurs, nous en avons été et continuons à en être victime.

Par ailleurs, par force de conviction, nous avons involontairement 'entretenu' cela, car chez THEODOR, nous sommes opposés à toute forme de 'labellisation'

La labellisation, que celle-ci soit 'bio', 'commerce équitable', 'saveur de l’année', etc, etc…est à nos yeux, la plus belle réponse qu’ont trouvé les marques de négoce pour engager la responsabilité et la confiance des consommateurs sur des principes dont les règles ont été élaborées et définies par ces mêmes marques de négoce, plutôt que là leur. 

On appose ainsi 'des étiquettes de façade' où l’éthique importe peu et qui nous fait croire en un monde meilleur de ce qu’il est.

La labellisation consiste à s’exonérer, par principe, de faire par définition un produit naturellement de qualité, respectant des règles de commerce équitable, d’agriculture maîtrisée et bon et dans toute son incohérence faire "payer" le consommateur de ce qu’il devrait naturellement pouvoir acquérir. 

À travers THEODOR, nous sommes donc partisans de cette maxime, aujourd’hui relayée par d’autres initiatives qui consiste à dire 'C’est pas sur 'bio' qu’il faut écrire 'bio'. C’est sur la merde qu’il faut écrire 'merde' '.

Partisan d’un monde où l’industriel qui ne respecte pas les règles référentes d’un produit de qualité et respectueux des environnements économiques et sociaux, qu’il soit géographiques ou humains, se voit l’obligation d’apposer une pastille 'rouge' sur leurs produits, plutôt que de conserver la liberté de continuer de les vendre. 

Mais le fait de ne pas labelliser, permet à certains d’entre nous qui font du commerce, de renforcer leurs rumeurs, car nos produits ne portent en eux aucun signe distinctif ‘marketing’ qui les différencie des leurs qu’ils prétendent nous vendre.

Néanmoins, si nous n’optons pas pour une forme ou une autre d’étiquetage ‘marketing’ qui cible une clientèle, qui à défaut de confiance, ne peut que se soumettre à ces nouvelles règles de labels, nous ne nous exonérons pas de faire en amont le nécessaire pour que nos thés soient, plus que synonymes de plaisirs et de qualité, des thés dont la confiance ne peut être remise en cause et en toute sécurité alimentaire.

'C’est la non-qualité qui a un coût, pas la qualité.'

Nous vivons dans un monde de plus en plus sauvage, où l’argent est roi et où tout le monde parle de qualité au départ et ne retient que le coût au final. Au détriment de la qualité et de la sécurité, c’est donc un prix qui sera privilégié.

Et bien que jusqu'à présent nous ne communiquons pas sur ce point, par égard pour notre cohérence de l’évidence, en tant que marque référente, l’esprit de transparence qui nous anime et nous pousse à communiquer et à vous dévoiler nos coulisses nous oblige à vous aborder les mesures que nous avons prises pour vous garantir de notre qualité et que nous privilégions systématiquement la qualité au détriment du prix. 

À l’exception de ceux en cours d’arrivages, de nouveautés, des dernières importations ou créations de thés parfumés et qui peuvent ne pas l’être provisoirement, la quasi-totalité des thés de la maison THEODOR sont certifiés CACHER

Cela est valable tant sur la totalité de nos thés natures que sur nos thés parfumés. (NDLR: comme on peut le distinguer légèrement sur la photo qui illustre l’article) (Certificat disponible ici)

 

Pourquoi Cacher ? Que cela veut-il dire ? Pourquoi pas une autre norme ?

Nous ne parlons des certifications relatives aux processus industriels auquel nous nous soumettons également dans l’élaboration de nos productions (tel que la norme HACCP, par exemple…) et qui s’impose à nous, mais d’une certification choisie car reconnue, comme étant une des plus drastiques et sécurisantes au monde.

Par ailleurs, sous réserve d’une erreur de notre part, THEODOR est la seule maison de thé Européenne à bénéficier d’une telle certification, qui induit énormément de contraintes et fait l’objet chaque année d’audits dans nos installations. À notre connaissance, au niveau mondial, une seule autre marque de thé est certifiée Cacher et celle-ci se trouve en Israël pour des raisons bien légitimes locales.

Plus que pour des raisons de spiritualité ou religieuse à laquelle elle fait référence naturellement, nous avons choisi de nous imposer cette norme, dont il a fallu attendre plusieurs années avant de l’obtenir, car cette certification nous oblige et oblige chaque acteur de la chaîne avec lequel nous travaillons à respecter de très handicapants principes de sécurité alimentaire.

Notre certification nous est délivrée par le BETH-DIN de Paris, réputé comme étant l'un des consistoires les plus exigeants au monde et des plus contraignants en termes d’audits et de contrôle. 

 

Pouvez-vous nous expliquer? 

Bien entendu, mais ne soyez pas effrayés, cela reste un peu technique.

Ces dernières années, la sécurité alimentaire est devenue une préoccupation principale des consommateurs. 

Les crises de santé récentes (listeriosis, la salmonelle, la dioxine, la maladie de 'la vache folle', 'la fièvre aphteuse', 'la grippe aviaire',...) a sensibilisé les consommateurs aux problèmes de sécurité alimentaire. 

L'industrie alimentaire a aussi un intérêt énorme dans la reconstitution de la pleine confiance des consommateurs, puisque l'industrie est le plus grand perdant potentiellement en cas d’incident de sécurité alimentaire. Les années de travail acharné, la bonne volonté et des marques de valeur peuvent être mises en danger subitement en sous-estimant ces risques potentiels.

La tendance actuelle dans le commerce mondial ne semble pas favoriser la sécurité alimentaire; Par exemple en émettant de nouveaux règlements d'inspections alimentaires faisant respecter des contrôles au point d'importation. 

La standardisation alimentaire mondiale peut être très en arrière sur les avances technologiques. Dans le contexte de mondialisation, le système de contrôle favorise la fluidité de la logistique d'échange, au détriment de la sécurité alimentaire. Son architecture compte sur la délégation des contrôles de sécurité aux producteurs.

Or, la certification par des laboratoires d'inspection de sécurité alimentaire situés dans des pays étrangers suppose que ces pays ont des niveaux équivalents de contrôle et de transparence des pays Occidentaux. Cependant, les révélations sur la gestion de la crise récente de Grippe aviaire en Asie jettent un sérieux doute sur cette supposition. 

Avec la consommation de viande (particulièrement le bœuf, le porc et la volaille) qui augmentent beaucoup dans nos sociétés actuelles, les déchets croissants des 'fermes d'usine' sont une pression sur les abattoirs qui doivent trouver les moyens pratiques de disposer de carcasses en les vendant à d'autres fabricants alimentaires et cosmétiques. 

Beaucoup d'entreprises dissimulent des ingrédients d'origine animale pour éviter la préoccupation du client. Ainsi, certains produits d’origine animale n'apparaissent pas dans la liste des ingrédients, mais sont utilisés dans les procédés de fabrication. Par exemple, des produits animaux peuvent être utilisés dans le processus de blanchissant de sucre, ou comme un agent 'de clarification' dans les processus divers de filtrage de vin. Le danger de contamination virale est plus important avec ces produits-là. L'élimination de toutes les substances présentant un tel risque réduit donc le potentiel pour la contamination de la chaîne alimentaire.

La norme de certification délivrée par le BETH-DIN de Paris interdit formellement l'utilisation de ces ingrédients d’origine animale.

La ligne de produits du BETH-DIN de Paris va encore plus loin en éliminant les produits laitiers également.

Le BETH-DIN de Paris exige l'élimination totale de tous les composants animaux dans le processus de production et vérifie ceci très rigoureusement et strictement dans ses contrôles. 

Le contrôle de qualité CACHER induit 'du champ à la table' (NDLR: de l’agriculteur à notre tasse de thé, si vous préférez) il est donc réalisé par l'adhésion à un ensemble d’un cahier des charges casher très détaillé et toute la chaîne est impliquée. 

Des organismes tiers, choisis pour leurs hauts standards, contrôlent la chaîne alimentaire entière, 'du champ à la table' ! 

Autre exemple, dans l'industrie du lait, le fromage est fait en coagulant le lait pour produire du lait caillé. Ceux-ci sont alors séparés du liquide, pour qu'ils puissent ensuite être traités et fermentés pour produire une large variété de fromages. Le lait est coagulé par l'addition de présure. La source traditionnelle de présure est  la chymosine, issu de l'estomac des veaux nouveau-nés (abattus). La sécurité de la chymosine ne peut pas être évaluée. Plus récemment, une enzyme se recombinant, produite par la levure, a fourni un remplaçant à la chymosine dans la production laitière de fromage. La majorité des fromages fabriqués en Europe et les États-Unis actuellement le sont en utilisant cette enzyme. Des associations végétariennes les y ayant fortement  recommandé. La crise de l’ESB a augmenté son utilisation, en raison de l'assurance de sécurité alimentaire supplémentaire apportée qu’offre ce procédé de fabrication. 
Ce type d'enzyme est Cacher, tandis que la présure originale, à base de veau ne l’est pas. La certification casher assure que la présure utilisée est garantie et plus sûre.

 

Mais quel rapport avec le thé ?  Peux-t-on trouver de produits d’origines animales ou laitiers, par exemple, dans le processus du thé ? 

Ce que nous désirons, c’est nous assurer que cela soit impossible, ni à la source chez nos agriculteurs, ni dans les arômes mêmes naturels que nous utilisons pour parfumer nos thés, ni chez un des acteurs avec lesquels nous sommes amenés à travailler et dont le circuit favoriserait une contamination de nos produits.

La confiance des consommateurs est très fragile.

La traçabilité joue un rôle clé dans les standards de Certification Cacher. Les Informations sont rassemblées et les processus sont contrôlés à chaque étape de la production. Les installations sont vérifiées avec des méthodes de plus en plus précises.

La certification Kashrut du BETH-DIN de Paris garantit les inspections et la certification pour un produit respectant les exigences Cacher et les normes du BETH-DIN de Paris. 

Les producteurs 'Approuvés' s'engagent à adhérer strictement à une série de directives qui dirigent l'utilisation, la production, l'emballage et l’étiquetage de produits alimentaires.

Les inspections rigoureuses, fiables et continuelles auxquelles les produits certifés Cacher sont soumis renforcent la perception des consommateurs de leur valeur et qualité. 

Les crises alimentaires diverses des années 1990 (dioxane, listeriosis et l'Encéphalopathie spongiforme bovine ('la vache folle' ou la maladie de l’ESB) aussi bien que la crainte d'une pandémie menaçante de Grippe aviaire asiatique (H5NI) ont eut pour conséquence supplémentaire de perdre ou de diminuer la confiance des consommateurs. Et malheureusement nous ne découvrons les crises que trop tardivement.

Il y a ainsi une préoccupation plus grande pour des informations sur l'origine et la composition de produits alimentaires. 

Le processus de certification cacher garantie une nourriture saine, sécurisée. 

La certification cacher différencie un produit pour les consommateurs qui veulent des informations fiables sur leur nourriture. 

Si elle n’évoque spontanément pas grand-chose pour un consommateur, si nous ne communiquons pas dessus, c’est tout simplement que tel qu'ils nous accordent leurs confiance, nous croyons en nos clients qui savent distinguer un produit de qualité d’un autre et que cette certification que nous avons souhaité évoquer aujourd’hui n’est qu’une des mesures que s’impose la maison THEODOR, à travers la société S.F.T.O. 1842.

 

Pour conclure ? 

Nous espérons que vous trouverez cette information utile, que ce billet vous permettra d’être convaincu de l’attention et de l’importance que nous portons à la sécurité alimentaire, et que cela lèvera tout doute quant à la production et à la maîtrise de nos thés, qui quoiqu'en disent certains industriels ne viennent pas de chez eux. Si tel était le cas, ils seraient par définition, certifiés CACHER.

N’hésitez pas à nous laisser vos commentaires et question ou informations complémentaires que vous souhaiteriez avoir en nous écrivant à cm@sfto1842.com

  • NELLY GISCLON Le 25.11.2017 à 21h54 Lui répondre

    Merci pour cet article très intéressant...Je ne comprenais pas très bien la notion de thé KASHER...
    Pour la végétarienne que je suis, c'est très important d'avoir une garantie qu'un aliment, une boisson ou autre ne contient aucun dérivé animal....Les thés THEODOR sont de plus excellents

    • La Maison THEODOR Le 25.11.2017 à 21h54

      Merci à vous Nelly pour votre commentaire. Il est également important pour nous d'informer nos consommateurs et nous espérons donc que cet article vous a aidé à mieux comprendre le thé casher :) !
      On vous remercie aussi pour vos doux mots :$...
      A bientôt !

  • Lise Le 11.03.2017 à 15h20 Lui répondre

    Je souhaiterai simplement vous signaler que le lien vers le certificat CACHER ne fonctionne pas.

    • LA MAISON THEODOR Le 11.03.2017 à 15h20

      Chère Lise, bonjour,
      Merci pour l'information, en effet il y a eu un léger soucis de serveur ! Le lien est dorénavant accessible.
      En espérant que cet article vous ait plu. Belle journée,
      La Maison THEODOR