Rencontre avec le créateur de thé dans son laboratoire...

Le 11 juillet 2016

Comme promis, on poursuit notre visite dans le laboratoire de thé de l’Insolent Parisien, qui nous accueille dans le secret de son repaire…

Nous voici à présent en face du "côté épices", si parfumées et envoûtantes... Elles arrivent du monde entier, tout comme les thés, pour parfaire les créations, entre couleurs, arômes, formes, on ne les connait pas toutes mais on se laisse facilement emporter par leurs parfums qui font rêver d'ailleurs.

Enfin, on se tourne vers le « mur des fleurs »... Certaines d’entre elles sont intégrées aux mélanges pour les parfumer, d’autres pour simplement donner de jolies couleurs au thé en vrac, ou encore, parfois elles sont ajoutées pour servir de liant entre le thé et les arômes, un impact « chimique » naturel qui n’influence pas les saveurs.

Certaines fleurs sont utilisées fréquemment dans les créations, tandis que d’autres sont beaucoup plus rares, comme par exemple la fleur de camélia (ici la fleur et non l’arbuste) que l’Insolent Parisien a intégré au thé noir parfumé « Adèle H. » ou encore la fleur de carthame, qui est celle du safran, que l’on retrouve dans des mélanges plus complexes tels le thé « Tribute ».

Créations parfumées et sélection de thé

Guillaume LELEU est non seulement le fondateur, président et créateur de la Maison de thé THEODOR, mais il est également le tea taster officiel de la marque, reconnu mondialement.

C’est aussi au sein de son laboratoire, dont on a déjà pu découvrir quelques secrets dans l’article « Visite du laboratoire de the THEODOR », qu’il exerce sa profession, entouré de plus de 2 000 échantillons de thés en provenance de jardins du monde entier. Une véritable bibliothèque de thé de maître, parmi lesquels on retrouve du thé pu er, du thé vert du Japon, du thé de Chine, du thé Darjeeling, et bien d’autres…

Au-delà de leur simple dégustation, l’Insolent Parisien réalise tout sorte de tests, en fonction des recherches souhaitées, et cela peut aller d’un simple test de qualité, à d’autres plus poussés comme pour évaluer le vieillissement du thé ou ses propriétés organoleptiques. C’est aussi au cœur de son laboratoire qu’il sélectionne précieusement et délicatement chacun des thés qui rejoindront par la suite le catalogue de la maison THEODOR.

Comment cela se passe-t-il ?

Toujours en fonction des saisons et des différentes récoltes, l’Insolent Parisien reçoit à peu près cinquante échantillons de thé à analyser chaque semaine, et c’est alors qu’il s’enferme entre ces murs sacrés pour procéder à différents tests.

Comme il le dit lui-même, c’est une partie de son métier qu’il considère comme fondamentale et très enrichissante, car elle lui permet de nourrir en permanence sa connaissance du thé sous toutes ses formes, ce qui s’avère indispensable dans le processus de création de mélanges parfumés, qui on pourrait le penser ne repose que sur l’alchimie et l’inspiration du créateur.

Confessions d’un maître de thé (insolent)

« Mais dîtes-nous, Monsieur l’Insolent Parisien, maintenant qu’on en sait un peu plus sur votre profession et sur la création de vos thés et infusion parfumés, si on vous demande… :

- … laquelle aura été la plus complexe à élaborer ?
Sans aucun doute, l’un des mélanges phares de la maison, le thé noir parfumé « Mélange Ô » qui a été imaginé comme une « eau de fleurs » pour faire hommage aux parfumeurs et qui aura été une des plus belles compostions.

- … oui oui on est curieux on sait, et laquelle est selon vous la plus audacieuse ?
Pour moi, le « Scandale », ce thé noir parfumé aux notes de cannelle, qui fut probablement le premier thé pu er parfumé dans le monde du thé, et qui fait un scandale...

- … et la plus délicate à concocter ?
Le thé noir parfumé « Oh Là Là… ! » qui fait redécouvrir en bouche des saveurs de vin chaud et d’épices, comme si on se promenait sur un marché de Noël en pleine période hivernale… unique et intense…

Merci pour vos réponses et pour ces quelques instants de magie passés au sein de votre antre, cher Insolent Parisien. »